Camille Mellinet 1795-1843

Né le 28 janvier 1795 et  mort le 8 août 1843 à Nantes.

Imprimeur lithographe Camille Mellinet  obtient son brevet en 1816 et il prend la succession de sa mère Rosalie Malassis-Mellinet en 1820 

 

Son père, François Mellinet,

Anne François Mellinet est le fils de François Mellinet (1741-1793), député de la Loire-Inférieure à la Convention nationale et d’Anne Luce Desjardins.

Militaire

Le peintre Jacques Louis David (1748-1825)  lors de son séjour nantais en 1790 fit le portrait de son père « non finito » car don amical. Cité  vente Christie’s mise en vente le 24/01/2003 ; 20×16 inches huile sur toile ; coll part.

1819 : Camille publie un « Précis sur l’art de typographier ».

Divorce de ses parents vers 1799-1800.

 

 

Sa mère Rosalie Malassis 

Fille d’Augustin Malassis, imprimeur rue de Briord à Nantes qui employait 17 ouvriers et décède en 1797. Sa veuve poursuit son entreprise et s’associe ensuite avec sa fille Rosalie.

Elle est une ardente royaliste, Camille lui est un républicain modéré.

Femme entrepreneure, elle avait fondé en 1811, le premier journal d’opinion de Nantes Le journal politique du département de la Loire inférieure  qui devient en 1813 le Journal de Nantes et de la Loire inférieureLorsqu’il succède à sa mère, Camille le fait fusionner avec  Le Breton.

Rosalie meurt le 16 juillet 1861 à Nantes.

 

Camille Mellinet 

En 1820 il reprend les rênes de l’imprimerie après que sa mère en ait assuré seule la direction lorsqu’elle se sépara de son époux.

  • Il reçoit donc un brevet d’imprimeur en lettres le 8 août 1816 et un brevet de libraire le 18 juillet 1818. Depuis 1813, l’imprimerie Mellinet-Malassis possède une presse pour la taille douce et acquiert dès 1819 une presse lithographique ; il demande alors à l’administration s’il doit obtenir un brevet ; n’en faisant pas un usage commercial, il sursoit, jusqu’à ce qu’on lui enjoigne, en 1823, de le faire à l’occasion du dépôt d’un “Lancier et son cheval” d’après Vernet, même si l’estampe n’est pas destinée à la vente. Le rapport du Préfet signale que “le pétitionnaire possède le plus bel établissement d’imprimerie qui existe à Nantes. Il en sort chaque année des travaux importants sur la littérature, les arts et les antiquités. Sous ce rapport, il mérite d’être encouragé. Comme éditeur du Journal du département, on n’a qu’à se louer de la sagesse de ses principes et de la direction qu’il cherche à donner à l’esprit public. Il est le seul de cette ville qui se soit livré au travail de la lithographie ; après des essais longs et dispendieux, il a atteint le but qu’il s’était proposé.” Il obtient donc son brevet et il est le seul jusqu’en 1829 à pratiquer la lithographie à Nantes. Imprimeur attitré de l’évêché et de la préfecture, il a les faveurs de l’administration d’autant qu’il “neutralise avec son journal du département les funestes effets de la feuille révolutionnaire du sieur Mangin qui a pour titre L’Ami de la Charte”. 
  • L’imprimerie a pris un très grand développement puisqu’elle compte au début de la monarchie de Juillet 69 ouvriers. De ses presses sortent des ouvrages religieux mais aussi littéraires pour une part importante, des travaux d’histoire et de géographie, des almanachs… Outre les revues qu’il anime, Camille Mellinet imprime aussi les revues de sociétés savantes locales. Enfin, sa librairie à laquelle est jointe un cabinet de lecture est l’une des rares en Bretagne à offrir un choix d’éditions parisiennes récentes.

http://elec.enc.sorbonne.fr/imprimeurs/node/24036

 

1823 C. Mellinet fonde la première revue littéraire de Nantes : « Le Lycée armoricain »qui durera 10 ans.

Au nombre de ses collaborateurs, Louis de Tollenare, Edouard Richer, Emile Souvestre et de nombreux autres jeunes bretons tenté par l’écriture et auxquels il ouvre les colonnes de sa revue.

Le 15 mai 1826, Camille Mellinet épouse Séraphie Félicité Baudoux, fille de négociants. Son père  est propriétaire-armateur pour Terre Neuve (Brick « La Bonne Sophie » en 1820) Ils ont 3 enfants, Emilie en 1827, Henri en 1831 le 27/02 et Lucie le 17 nov 1833.

En 1828 dans le numéro  de février, Camille Mellinet affirme la place du dessin et de la lithographie comme nouveau moyen d’apporter de la variété dans le journal.

1830: année de création de la « Société industrielle de Nantes » avec LeSant, Billault et Guépin les deux derniers anciens condisciples d’Emile Souvestre.

1836, La Revue de Montpellier de 1836 p.45-46 mentionne Mellinet, Richer, Souvestre pour  Le Tremblett’s Nantes be-périodique pour apprendre l’anglais, 12f/an chez Guérard libraire passage Bouchaud.

Camille Mellinet  historien de la musique à Nantes  parle de François Benoist  organiste nantais qui enseigne l’orgue au conservatoire de Paris à partir de 1816.

Musicien de talent, il édite en 1831 une revue consacrée à la musique : « La Lyre armoricaine ». in courriers de Souvestre à Turquéty.  Est-il ami de Verdi comme j’ai cru le lire ?, in fonds Gernoux, ADLA,  42 J 91, article de janvier 1958.

Passionné de sciences, Camille correspond avec Darwin ;

Mellinet s’intéresse aussi aux aérostats,  (lithographie en 1830 de l’anglais Charles Green 1785-1870 qui fit la première ascension en ballon gonflé à l’hydrogène, « Le Nassau »). En 1828 il parle dans sa revue d’une autre invention, une nouvelle voiture à vapeur dont il fournit les plans.

 

 

Camille Mellinet meurt  le 8 août 1843 d’une congestion cérébrale et sa veuve dirigera l’imprimerie jusqu’à son propre décès le 26 fév 1883. Leur fille Lucie poursuivra à son tour l’imprimerie. Par Claude Kahn  in  Annales de Nantes et du Pays nantais 1996 N°260

 

Son frère le général Emile Mellinet

Né en 1798, ses parents divorcent peu de temps après sa naissance. 

Plus reconnu que Camille par sa carrière miltaire, son frère le général Mellinet est maître d’une loge maçonnique en 1865.

Il est l’époux d’une fille de l’imprimeur parisien Dosne et donc se trouve être le beau-frère de Thiers. 

Il possède à Nantes une place avec sa statue.

Ami de Bizeul

Musicien compositeur  il écrit en 1820 le livret, « Le jaloux dupé », opéra en 1 acte de Bertini sur des paroles de Camille Mellinet. En 1828, le 20 avril,  Bertini pianiste joue avec Frantz Liszt.

 

Autres Mellinet et liens avec les nantais

Melle x Mellinet épouse de Le Torzec officier de marine nantais qui en 1819 un voyage en Égypte avec Frédéric Cailliaud. Ce dernier devient conservateur du musée à la suite de Richer qui lui laisse le poste. F. Caillaud épouse Eugénie Auger.

M de F.Cailliaud = Marie Monnier DCD en 1834 ; témoin au mariage : Jean René Cailliaud, bijoutier, frère.

 

Iconographie de Camille Mellinet

– portraituré par Belloc en 1836

– lithographie par Prosper St Germain, dessinateur et peintre ami de Souvestre. BM Nantes estampes

 

Sources

ADLA

  • mariage d’Anne François Mellinet et Rosalie Anne Marie Malassis (6 thermidor an II, page 96/116).
  • naissance Camille Mellinet (9 pluviôse an III, registre de l’an III, section Concorde, page 49/133)
  • naissance Emile Mellinet (13 prairial an VI, page 87/123)

 

Chantreau (Alain), “Une famille d’imprimeurs nantais : les Mellinet” dans Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, t. 112, 1985, p. 179-190.

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